PAROLE DU PRESIDENT

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Monsieur François LEBLOND
Préfet, Président de la COFHUAT

 

La COFHUAT en 2007

Lorsque la COFHUAT a été créée, en 1947, la situation de la France était difficile : les équipements publics et les logements, déjà très insuffisants à la veille de la guerre, avaient été très largement détruits. Le plan Marshall avait pour objet d’aider à redresser la situation, il fallait aller vite et obtenir, de tous les partenaires, qu’ils conjuguent leurs efforts. La Cofhuat, créée à l’initiative de l’Etat, devait concourir à cet objectif.

Au cours de ces soixante dernières années, la situation, tant dans le domaine des transports que dans celui du logement,, s’est progressivement améliorée et certains pouvaient s’interroger sur l’intérêt de maintenir une telle structure horizontale. Cela n’a pas été l’avis de tous ceux qui se sont succédé à la tête de notre institution ainsi que des membres du Conseil d’Administration. Ils ont eu à cœur, à tout instant, de conserver les méthodes de travail des premiers dirigeants de la confédération et de porter leurs efforts sur les sujets d’actualité impliquant plusieurs de ses membres. Ils ont eu pour priorité de valoriser le réseau international de la Fihuat et de faire passer à l’extérieur de notre pays, des messages forts. C’est ainsi que le savoir faire français de l’autoroute à péage s’est répandu en Europe grâce au réseau Cofhuat - Fihuat, habilement mobilisé par notre Président d’alors, François Parfait

Lorsqu’il y a 7 ans, j’ai pris la présidence de la Cofhuat, à la suite de Robert Lafont, les sujets d’actualité qu’il a évoqués devant moi, avaient besoin, comme en 1947, pour être bien traités, d’une approche pluridisciplinaire : liaison nécessaire entre logement, transports et urbanisme, analyses conjointes des ségrégations géographiques génératrices de conflits, application de l’agenda 21 en matière de développement durable, besoin de grands équipements plus difficiles à financer que par le passé par suite des contraintes nouvelles pesant sur les finances publiques, confrontation au sein de l’Europe, des règles, des savoir-faire dans les domaines qui sont les nôtres et diffusion des bonnes pratiques à cet égard.

Dans ce contexte renouvelé, la Cofhuat s’est efforcée de rassembler, au-delà de ses anciens adhérents, tous ceux dont le point de vue est nécessaire pour une approche équilibrée d’un sujet : de nouveaux organismes mais aussi des personnalités reconnues pour leur ouverture d’esprit, réunies dans un thing tank, le Cofhuat Club. Ces travaux font désormais l’objet de publications dans la revue que nous avons créée, il y a 5 ans : "le Courrier de la Cofhuat" envoyé à de très nombreux décideurs et dont le résumé figure sur notre site internet.

En cette fin d’année 2007, au moment où se déroule le  "Grenelle de le l’environnement"  nous souhaitons que la Cofhuat contribue à ce que le concept de développement durable se décline de façon équilibrée. Les deux mots sont inséparables l’un de l’autre : rien ne peut progresser dans une économie stagnante. Le développement de nos grands équipements publics est nécessaire pour se rapprocher des objectifs de durabilité, les transferts modaux, par exemple, ne sont possibles qu’au prix d’investissements très coûteux, difficiles à réaliser. Mais la notion de durabilité implique aussi une analyse préalable, quand de grandes décisions sont à prendre, de toutes les implications du sujet au regard de l’avenir de la planète.

C’est pourquoi parmi nos objectifs pour les mois qui viennent, nous citerons :

1/ comment accélérer la mise en place des grands équipements indispensables, alors que les finances publiques tant locales que nationales sont très tendues. Les instruments financiers aujourd’hui disponibles au niveau international dans le cadre du partenariat public privé, constituent, plus qu’hier, une réponse, même s’il ne s’agit pas d’une panacée. La Cofhuat souhaite faire entrer, dans son conseil, de grands financeurs. La Caisse des dépôts a montré le chemin en 2007, nous espérons élargir le tour de table au cours des prochains mois. Nous engagerons, grâce à eux et avec eux, des réflexions sur les nouvelles méthodes de travail à mettre en œuvre par l’ensemble des partenaires et nous ferons connaître largement les résultats de ce travail..

2/ comment mieux défendre le tissu économique à travers le territoire à l’heure des délocalisations. La mise en place par les pouvoirs publics, des pôles de compétitivité, s’inspire des mêmes principes que ceux qui ont motivé la création de la Cofhuat : l’obligation d’organiser des relations entre des personnes ou des organismes, jusque là séparés, pour viser un objectif commun, en l’occurrence le développement de l’économie locale. Le premier numéro de la revue en 2008 leur sera consacré. Y seront présentées des actions exemplaires tendant à accroître les relations entre l’entreprise, la recherche et l’université d’un même espace géographique qui peuvent servir d’exemples à tous ceux qui peinent en la matière et se découragent parfois. Nous initierons, le cas échéant, des dossiers interreg avec des partenaires étrangers qui se posent des questions de même nature.

3/ comment soutenir l’action de nos membres dans les domaines du développement durable. La journée du 6 décembre à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées en partenariat avec l' Association des Ingénieurs des Ponts et Chaussées qui commémorera les 60 ans de notre institution, portera sur tous les aspects de la recherche de l’efficacité énergétique dans le bâtiment et leur prolongement méthodologique au niveau du quartier et même à celui de la ville. Il sera précédé d’un numéro de notre revue sur le sujet. Nous accueillerons, à cette occasion, nos amis du comité exécutif de la Fihuat et son Président , Francesco Ventura. Nous leur proposerons  de prendre l’initiative, également, d’un dossier interreg à ce sujet avec quelques partenaires étrangers ayant une expérience en la matière.
 La Cofhuat accueillera également les  8 et 9 novembre prochain, le groupe de travail de la Fihuat, consacré au logement. Les initiatives prises par des responsables de logement social en France et à l’étranger, vis-à-vis de leur clientèle, y seront étudiées au regard de la notion de développement durable dont c’est un des aspects essentiels.

Au-delà de ces thèmes, nous avons pour volonté d’accroître notre participation aux activités de la Fihuat. Cette institution doit maintenir un équilibre dans le temps consacré aux différents sujets qui sont de sa compétence. Ses membres sont souvent des architectes, des urbanistes ou des universitaires. Seule la France, par l’existence de la Cofhuat, dispose d’un panel assez complet des professions qui concourent à l’acte de bâtir et a ainsi , le moyen d’élargir les débats. Nous considérons que nos travaux mériteraient d’être davantage présentés lors des congrès de la Fihuat. Nous avons le moyen d’ élargir le champ de préoccupations de cette dernière, c’est ce qui s’est fait en 2007 , au congrès de Copenhague avec le concours actif de l’IAURIF. La difficulté vient parfois, pour nous, du mauvais maniement de la langue anglaise par certains de nos membres mais le bilinguisme progresse avec l’arrivée dans nos instances, de représentants des jeunes générations. Nos publications sont désormais souvent traduites en anglais. De même nous nous efforçons de transmettre ces messages dans les diverses organisations internationales (Conseil de l’Europe, UNESCO, la CEE de l’ONU…) auxquelles nous représentons la Fihuat. Le travail de mon prédécesseur Robert Lafont, vice président de la Fihuat est considérable en la matière. Il n’a pas été, jusqu’ici suffisamment exploité au sein de cette institution. Nous devons progresser sur ce point.

Ces progrès accomplis au cours des dernières années, ces projets, que formons,  nous conduiront à déposer au cours des prochains mois auprès du Ministère de l’Intérieur, un dossier de reconnaissance d’utilité publique de la Cofhuat. Nous espérons ainsi resserrer nos liens avec les administrations sans pour autant, leur être subordonnés, leur proposer nos services chaque fois que la liberté dont nous jouissons dans notre organisation, peut leur permettre de prendre connaissance de points de vue qu’elles auraient du mal à rassembler dans un cadre administratif trop contraint. La lutte contre l’esprit de chapelle qui anime la Cofhuat depuis 60 ans est plus que jamais d’actualité.

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La note ci-dessous inventorie quelques sujets traités par nos différents groupes de travail.
Plus généralement, nos réflexions sont les suivantes 
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1/ conforter notre rôle en France : nous sommes le seul organisme en mesure d’aborder les questions relatives au cadre de vie de nos concitoyens, de façon globale, dans une perspective de développement durable. Les organisations membres, les personnalités qui assistent à nos travaux, sont d’une telle diversité que notre vision des choses ne peut pas être partiale. Nous devons ainsi contribuer à faire en sorte que les sujets abordés soient traités d’une manière dépassionnée et le faire savoir à l’extérieur. C’est le sens de ma prise de position dans le Moniteur sur le droit au logement, c’est aussi celui du numéro de notre revue sur la co-modalité. C’est , d’une façon générale, le rôle de nos groupes de travail et de notre revue.

2/ mieux nous ouvrir sur l’extérieur grâce à notre appartenance à la Fihuat : Cette organisation nous a permis dans le passé, de disposer de points de comparaison sur la façon d’aborder les questions d’urbanisme dans le monde, elle nous a permis aussi de figurer parmi les ONG accueillies dans les grandes organisations internationales : ONU, UNESCO, Conseil de l’Europe, d’envoyer, dans les réunions, certains de nos membres particulièrement dévoués et de prendre connaissance de tout ce qui fait l’opinion dans les domaines qui sont les nôtres. Nous souhaitons qu’au sein de la Fihuat, se créent dans d’autres pays, des organismes comme le nôtre nous permettant d’engager avec eux un dialogue sur des questions de fond qui ne sont pas aujourd’hui traitées par la Fihuat. C’est un de nos grands objectifs pour les mois qui viennent. C’est pour cette raison que nous nous efforçons de traduire notre revue en anglais et de faire passer ce message à l’étranger.

3/ profiter de ce que nous avons cette année 60 ans pour obtenir la reconnaissance d’utilité publique qui couronnera nos efforts et organiser une manifestation au dernier trimestre avec l’ensemble de nos adhérents, en présence d’une personnalité reconnue, sur un thème d’actualité pouvant se rattacher à notre raison sociale. Les propositions du Conseil d’Administration seront les bienvenues.

4/ continuer à rechercher au sein de notre organisation, un éventail aussi large que possible, d’adhérents afin de préparer l’avenir sur des bases financières stables et d’asseoir nos points de vue en tenant compte du plus de facteurs possibles. La présence de collectivités locales dans notre institutions, est indispensable pour éviter des points de vue qui se révéleraient irréalistes. Nous cherchons à intéresser des maires, des présidents de conseils généraux et régionaux à nos travaux. De même, le dialogue avec les financiers est indispensable à la bonne compréhension des sujets, nous nous réjouissons à cet égard, du retour parmi nous, de la C.D.C et espérons qu’elle fera école.

5/ travailler en nous servant des moyens modernes de communication. Alexandra Litchman veille à ce que les documents circulent, elle va, prochainement, mettre à jour notre site internet

 

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Née au lendemain de la guerre, en 1947, la COFHUAT aura 60 ans en 2007.

Cet anniversaire sera l’occasion de mettre en relief les grandes orientations actuelles de notre institution.

Nous nous efforçons d’être fidèles à l’idéal qui a animé les fondateurs de la COFHUAT il y a 60 ans : une ouverture internationale qui évite de proposer seulement des solutions franco-françaises aux problèmes de l’heure, une attention portée à la personne humaine à partir des grands chantiers immobiliers que conduisent nos membres, une volonté de situer notre action dans l’actualité et de proposer des solutions concrètes aux questions de fond qui nous sont soumises.

Nous voulons être pour nos membres un appui, valoriser leur excellence chaque fois qu’elle est insuffisamment connue.

 

  Présidents d'Honneur
M. Albert DENVERS - Président d'Honneur de l'Union Nationale des HLM
M. François PARFAIT - Vice-Président d'Honneur de la FIHUAT
- Président d'Honneur de l'ASTEE
M. Robert LAFONT - Ingénieur Général des Ponts et Chaussées
- Vice-Président de la FIHUAT
   
  Vice-Présidente d'Honneur
Mme Anne CANCELLIERI - Ex-membre du Conseil Fédéral et du Bureau Fédéral de la Fédération Nationale des Sociétés Anonymes et Fondations d'HLM
   
  Président
M. François LEBLOND - Préfet
- Président de l'Association TGV Provence Côte d'Azur
  Vice-Présidents
M. Robert BATAILLY - Président de SCIC HABITAT RHONE-ALPES
   
  Direteur Executif
Mme Anne-Marie CHAVANON - Urbaniste représentant l'Association Française des Urbanistes (AFU)
   
  Trésorier d'Honneur
M. Maurice CHEVAT - Délégué de Centre de Conjoncture de la Promotion Immobilière à Lyon (CECIM)
   
  Trésorier
M. François DUBERTRET - Vice-Président d'Espaces pour Demain
   
  Membres
M. Jean LEVALLOIS - Maire adjoint du Havre, chargé des Bâtiments
M. Robert TRIMBACH - Maire sortant de Gif-sur-Yvette
M. Michel-Jean VEVE - Administrateur de l'Association des Directeurs de SEM (ADSEM)
- Directeur de CITADIS
M. Pierre DUMONCHAU

- Conseiller du Président

   
 Assistante
Mme Alexandra LITCHMAN  
   


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